Vilains mots


« Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder... »


Dans une époque pas si lointaine, on menaçait les enfants qui disaient des "gros mots" de leur laver la bouche avec du savon. Aujourd'hui, la vulgarité et la roublardise s’affichent sans complexe, presque fièrement, au plus haut de l’état. Un épisode de plus d'une actualité pénible. Phrases choc, vociférations, coups de théâtre et autres empoignades sont notre quotidien. Quel cinéma ! A vrai dire, la vie politique française ressemble de plus en plus à une mauvaise série : scénario confus, rebondissements incompréhensibles, et le pire, c'est la bande son qui écorche les tympans. (on me susurre en coulisse que Netflix fait mieux). La saison 1, c'est bientôt fini ?


Manier la gouaille populaire est un exercice subtil, qui n’est pas à la portée du premier parleur venu, tant le risque est grand de se noyer dans le caniveau. N’est pas Audiard qui veut. A trois mois de l’élection présidentielle, E.M, lui, il y croit. Il mesure la portée de ses perles et espère à l'évidence en retirer un bénéfice électoral. L'injure, comme fer de lance de sa campagne qui démarre. Par-delà l’épuisante confrontation entre pro ou anti-vaccin, raisonnables et malhonnêtes (chaque faction restant campée sur sa position et revêtant l'adversaire du costume de voyou), c’est cela qui me fait le plus peur. A l'étape suivante, les Français vont se taper sur la gueule. Soyons patients, ça vient, et on pourra pas faire semblant de s'en étonner.


Sophie, vaccinée ET actuellement malade du Covid.




Photo S.Colliex













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