Vers 2021


Mis à part une courte trêve estivale, 2020 fut éprouvante, chargée d'incertitude et de peurs plus ou moins raisonnées. J'ai dressé une petite liste - non exhaustive - des joyeusetés passées, qui hélas menacent de perdurer :


Visages : escamotés.

Proximité : contrôlée.

Contacts : déconseillés.

Séparations : imposées.

Poteaux frontières : réhabilités.

Décisions politiques : tarabiscotées.

Sens de la marche : balisé.

Déplacements : fléchés.

Identifications et traçages : décomplexés.

Applications MachinTruc et autres QR codes : généralisés.

Loisirs : confisqués.

Culture : ajournée.

Intérieurs : tirebouchonnés.

Grands problèmes de la planète : relégués....


En bref, il nous faut tant bien que mal barboter dans nos espaces privés ou confinés. Pourquoi cette année, ce sont les poissons qui m’inspirent mes vœux. Des poissons, mais pas n’importe lesquels... Echappés de l'aquarium. Hors du bocal. En plein ciel. Le premier, que j'ai capturé à Tarifa, tourne au gré des vents du détroit de Gibraltar, témoin des drames humains qui se jouent quotidiennement dans sur les flots battus par le vent. Le second, pêché dans les rues de Genève, se propose de rêver. Peut-être, à un monde meilleur.











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