Elle voulait vivre, Adélaïde de Clermont-Tonnerre
- 21 avr.
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Dernière mise à jour : 24 mai
Un pour tous... tous pour Milady !
L'auteur s'est approprié le personnage d'Anne de Breuil, lady Clarick - la célèbre Milady de Dumas. Un bon bouquin, qui m'a divertie. Un roman pur et j'attends que mes lectures me transportent dans un ailleurs. C'elui-ci est riche en rebondissements, on tourne bien les pages. Je l'ai lu avec intérêt, malgré un léger fléchissement vers les deux tiers du récit. Le niveau de langue est fluide, accessible.
Cependant :
Je suis gênée parfois par un ton un peu anachronique, des expressions du 21ème siècle qui tombent à plat dans un récit situé au 17ème. Deux ou trois scènes de sexe cru sont déplacées.
L'auteur s'oppose au côté manichéen du roman de cape et d'épée (les bons Mousquetaires contre la méchante Milady) pour inventer un manichéisme inversé qui manque un peu de nuance. Une pauvre gosse grandit comme elle le peut dans un monde de mecs dangereux. Sa vie n'est qu'un défilé de misères : abandon, viol, marquage au fer rouge, trahisons, toute une jeunesse brisée qui serait la cause de sa légendaire cruauté. Les Mousquetaires, quant à eux, en prennent pour leur grade. Ils n'ont plus rien de preux chevaliers, on les trouve veules, trompeurs, jaloux et finalement assassins. Mention spéciale à D'Artagnan qui use de subterfuges pour coucher avec Milady, et Athos qui essaiera de la tuer.
La Milady de Dumas était une garce. En dépeignant une victime, le roman de madame Clermont Tonnerre veut en quelque sorte l'absoudre de ses crimes. Pour ma part, elle me plaisait mieux en garce. Rouée, batailleuse, elle affrontait ces hommes sur leur propre terrain.
Sophie Colliex,
20 mai 2025



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